Historique réalisé par Damien Follet à partir d’encyclopédies, de sites internet et autres sources publiques et libres de droit. Il peut être incomplet par manque d’informations. Si vous en avez, partagez-les avec nous !

Carte (extraite de http://pagesperso-orange.fr/rue_du_petit_train/cartes_departementales.htm) :

lignes47_01

Autres lignes dans le 47

C’est le réseau du Lot et Garonne quand il a été à son développement maximum, milieu des années 30 et avant la création de la SNCF en 1938.


Liste des lignes réparties entre les compagnies

Autres lignes dans le 47

 

Compagnie PO Compagnie Midi

Les gares de Marmande, Tonneins et Agen, furent des gares de liaison entre :

  • la Compagnie du Midi  (axe Bordeaux/Cette ; Sète aujourd’hui, compagnie cantonnée au Sud de cet axe et sur cet axe, plus quelques lignes qui remontaient dans le Massif central au Sud et Sud-est de l’Aveyron)
  • la Compagnie PO (Paris-Orléans, compagnie de la Holding Rothschild et qui existe toujours avec un autre registre) qui avait les deux axes majeurs de Paris Bordeaux et Paris Toulouse avec tout un réseau de transversales)…

Ces 2 compagnies qui travaillaient ensemble, ont fusionné en 1934, 4 ans avant la création de la SNCF par fusion des compagnies encore existantes et nationalisation partielle de 51%, laquelle a perduré jusqu’en 1981/1982 suite aux accords de la création de cette SNCF.

Autres lignes dans le 47

 

 

Ligne Bordeaux/Cette (nom originel de Sète)

Ligne principale du Département, qui le traverse grosso modo d’Ouest en Est.

Elle longe la Garonne rive droite en Lot-et-Garonne, sans grand ouvrages d’art, si ce n’est :

  • autrefois un pont cage (de type Eiffel) sur le Lot à Aiguillon, remplacé par un pont poutre moderne,
  • qu’elle est souvent en plate forme surélevée de Tonneins à l’entrée d’Agen
  • et un faux tunnel lui permettant de passer sous le canal latéral, à hauteur du pont canal d’Agen.

Mises en services et toujours en service :

31-05-1855

Bordeaux-Langon

42 km

04-12-1855

Langon Tonneins

54 km

29-05-1856

Tonneins Valence-d’Agen
(donc à cette date arrivée du
premier train à Agen)

65 km

30-08-1856

Valence-d’Agen Toulouse

91 km

22-04-1857

Toulouse-Cette (lire Sète)
(inauguration grandiose
de la
ligne Bordeaux-Cette)

219 km

 

Autres lignes dans le 47

Les gares rurales ou arrêts  qu’elle desservait en Lot et Garonne, ne sont plus en service pour la plupart car il faudrait protéger les arrêts de trains TER sur des voies latérales supplémentaires, dites d’évitement, qui parfois ont existé (et ont été démontées) pour ne pas interférer avec des trains plus rapides.

Les gares desservies étaient Ste Bazeille, Marmande, Fauguerolles, Tonneins, Nicole, Aiguillon, Port Sainte Marie, Fourtic/La Pouleille, Colayrac St Cirq, Agen, Boé/Bon Encontre, Lafox et St Jean de Thurac, dont une partie n’étaient que de points d’arrêt et non des gares au sens plein du mot (et peut être quelques autres que ceux de cette liste  ont existé) …

Aujourd’hui, il est question de  doubler la ligne  par une LGV (ou de la moderniser pour les opposants et ceux qui pensent le projet LGV inabordable), LGV  qui passerait au Sud de la Garonne et une seule gare en Lot et Garonne, à Agen où le sujet fait aussi débat sur son implantation.


Ligne ferroviaire Périgueux – Agen

Seconde ligne encore entièrement en activité du département ; caractéristiques :

Longueur 153km

25 juillet 1857 Le train arrive à Périgueux

1861 Ouverture de la ligne Limoges - Périgueux.

13 août 1863  Ouverture de la ligne.

Au cours de la construction de la ligne sera découvert le site préhistorique de Cro-Magnon.

Elle comporte de nombreux ouvrages d’art de toutes tailles, dont en Lot-et-Garonne 5 tunnels, dont un long à Laroque-Timbaut (1264m), plusieurs viaducs plus ou moins importants, dont un à Bajamont, et le franchissement du Lot a Trentels.

Villes traversées ou desservies:

Périgueux, Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil, Le Bugue, Siorac-en-Périgord, Belvès, Larzac, Mazeyrolles, Villefranche-du-Périgord, pour la partie Dordogne et

Sauveterre la Lémance, Cuzorn, agglomération  de Monsempron-Libos/Fumel, Penne-d'Agenais, Laroque Timbaut, Pont du Casse, Agen, en Lot et Garonne


Autres lignes dans le 47

 

 

Ligne Monsempron/Cahors

Embranchement de la ligne Périgueux/Agen à Monsempron-Libos

10-05-1869

Monsempron-Libos-Cahors

52 km dont en voie propre : 45.7km (Monsempron à la Bif Cahors/Libos) le reste sur la grande ligne Paris Toulouse

26-09-71

Fermeture voyageurs

2.2km Monsempron/Fumel

43.5km  Fumel/Bif Libos

Années 80

Retranchement-déferrée

43.5km Fumel/Bif Libos (coté Cahors)

En Lot et Garonne, la ligne desservait Monsempron-Libos, Fumel et un arrêt à Condat, Une courte section non déférée de 2.2km, reste en place jusqu’à la gare de Fumel, dont existe un projet de réhabilitation.

A noter qu’à Fumel, elle longeait une falaise en contrebas, mais pas d’ouvrages d’art autres.
Le reste à été déposé au début des années 80, suite au déclassement définitif de la ligne et à l’arrêt de l’utilisation des minerais et charbon de l’Aveyron dans les hauts fourneaux de Fumel.

Un train spécial vapeur du souvenir,  aurait effectué un dernier trajet en 1981.

 

Autres lignes dans le 47

 

 

Ligne Penne /Villeneuve sur Lot/ Tonneins

Embranchement de la ligne Périgueux/Agen à Penne et Bordeaux/Cette à Tonneins, elle permettait une liaison sur la vallée du Lot, jusqu’à Capdenac et plus, via Monsempron et Cahors ; Faculté perdue sur cette ligne, celle ce Monsempron/Cahors et accessoirement celle de Cahors/Capdenac en grande désuétude. Un grand manque de vision des décisionnaires ?

C’est la compagnie PO qui en avait la concession.

20-12-1869

Penne-Villeneuve-sur-Lot

9 km

01-07-1894

Villeneuve-sur-Lot-Tonneins

33 km

06-03-39

Fermeture voyageurs Villeneuve Sainte Livrade

                                 Sainte Livrade Tonneins

La section Tonneins Sainte Livrade a été fermée marchandises fin des années 60 ou début 70  et déferrée  ensuite ; celle de Sainte Livrade dans la fin  des années 90 ; une piste cyclable la parcourt.

8.8km

24.6km

La section Penne/Villeneuve non déferrée à ses défenseurs et un projet existe de réhabilitation voyageurs.

La section de Tonneins à Villeneuve possédait 3 ouvrages d’art : le tunnel de Moncaubet, le viaduc de Clairac et un pont cage sur le Lot, à coté du pont suspendu classé  routier de Roussane (il en reste les 2 piles)  plus quelques franchissements de ruisseaux ; à noter aussi la tranchée ferroviaire en entrée de gare de Sainte Livrade qui draine une grosse source, ce qui a du poser des problèmes lors de la construction de la ligne.


Autres lignes dans le 47

 

 

Ligne Villeneuve sur Lot/Falgueyrat : 

Cette ligne fut ouverte par la compagnie PO en deux étapes :

28/12/1925

Villeneuve sur Lot - Cancon

 

13/10/1930

Cancon - Falgueyrat

 

06-03-39

Fermeture voyageurs totale

40.3km

1940

Fermeture marchandises Casseneuil - Castillonnès

 

01/11/1953

Marchandises Falgueyrat/Castillonnès

5km

01/12/1971

, marchandises Villeneuve/Casseneuil

 

Le tronçon de 5 km Falgueyrat - Castillonnès survivra jusqu'en 1953, le "convoi" effectuant le trajet marche AR dans un sens, marche AV dans l'autre, tant que la ligne Marmande Bergerac resta ouverte.

Cette ligne franchissait le Lot sur un pont cage à Bias (aujourd’hui devenu routier) puis escaladait les collines après Casseneuil, pour desservir St Pastour, Cancon, Lougratte, Castillonnès et Falgueyrat.

C'est l'une des dernières lignes du plan Freycinet  ouvertes par le PO.

Elle se raccorde sur deux lignes secondaires (Bergerac-Marmande et Tonneins-Penne).

Son exploitation a été très courte pour les voyageurs et il se dit même dans la région que pendant la guerre, les Allemands n’ont pas osé rouvrir la ligne malgré des possibilités d’itinéraire raccourci…

Cette ligne, comme toutes ses comparses du réseau secondaire, ont été fermées au transport passagers, aussitôt la création de la SNCF, non pas qu’elles fussent rentables ou pas, mais simplement une loi dite de coordination (rail route) qui automatiquement, condamnait une ligne secondaire immédiatement concurrençable par la route…

A l’époque, point de problèmes environnementaux ; simplement, une politique ou  le véhicule individuel ou collectif routier revenait à priori moins cher, du fait du prix de l’essence et des besoins de personnel important pour la manœuvre des trains et leur chargement... Mais ces lois se voulant équitables, elles devaient permettre le calcul réel de rentabilité globale entre les modes de transport, ce qui n’a jamais été pleinement fait…


 

Ligne Agen/Auch/Vic-Bigorre 

16-11-1865

Agen-Auch

64 km

 

Auch-Vic-Bigorre

 

31/05/1869

inauguration de la section Auch Mirande

 

01-06-59

Fermeture voyageurs Auch/Vic

 

09-04-70

Fermeture voyageurs Agen-Auch

Projet de réouverture

Ligne embranchée sur la grande ligne Bordeaux/Cette à Bon Encontre ; elle ne sert qu’au transport de fret. Elle était embranchée à l’autre bout sur la ligne Morcenx/Tarbes/Bagnères.

Elle suit la vallée du Gers jusqu’à Auch et possède comme ouvrage d’art, principalement le franchissement de la Garonne à son départ.
Sa particularité est de quasiment longer la N21, dans le prolongement de la ligne Périgueux/Agen…
Elle dessert Layrac et Astaffort dans le 47 ainsi que Lectoure, Fleurance, Montestruc, Preigan, Auch et après Auch dans le 32.

Le reste de la ligne est décrit sur la fiche « Gers ».

 

Port Sainte Marie/Condom/Riscle

Ligne embranchée à Port Sainte Marie sur la grande ligne Bordeaux/Cette et rejoignait Riscle ou elle s’embranchait sur la ligne Mont de Marsan/Tarbes.

Ligne menacée, dont une section à été démontée en 1999 entre Condom et Mouchan et la section Eauze/Riscle déclassée ou retranchée du réseau ( ?)  en 2008. (la suite sur la fiche Gersoise de la ligne)

Toutefois, une réunion des acteurs économiques et élus de la communauté de communes de Val d’Albret, avait démontré en 2008 qu’il était possible de transporter 2500T de fret/semaine, que faute de transporteur, ce projet a bien du mal a se mettre en place…

06-06-1880

Ouverture Port-Sainte-Marie-Condom

39 km

1893

Concession Condom à Riscle

 

27-06-40

Fermeture voyageurs Port-Sainte-Marie/Condom

39km

 

Dans le Lot et Garonne, elle dessert Port-Sainte-Marie, Feugarolles, Vianne, Lavardac, Nérac et, deux gares sur le territoire de Moncrabeau : Lasserre et Moncrabeau

 

Dans le Lot et Garonne, elle possède plusieurs ouvrages d’art, dont le franchissement de la Garonne, du canal, de la Baïse (plusieurs  fois) et  un tunnel dit de tranchée couverte à Nérac


 

Ligne Nérac/Mézin/Mont de Marsan :

Cette artère servait à assurer la communication entre la préfecture des Landes, la moyenne vallée de la Garonne et la région d'Agen. Elle est ouverte en deux étapes, de Nérac à Mézin en 1890 et de Mézin à Mont-de-Marsan en 1897. Ne reste que la section Nérac/Mézin, exploitée par le train touristique d’Albret.

La ligne comporte 3 tunnels d’importance dans la partie Lot et Garonnaise et le reste du parcours est relativement facile. Dans le Lot et Garonne, elle desservait Nérac, Andiran, Mézin, Poudenas et Sos avec des carrières ou le bois comme clients marchandises…

Il est à noter que Armand Fallières, président de la république et natif de Mézin, a été pour beaucoup de cette ligne…

23/06/1890

Ouverture Nérac/Mézin

14,1 km  

12/12/1897

ouverture Mézin/Mont-de-Marsan

79,6 km

02-10-38

Fermeture voyageurs Nérac Mézin

14.1km

02-1-38

Fermeture voyageurs Mézin Mont de Marsan

79.6km

Extrait de l’ordonnance de la loi Freycinet  des 17 07 1879 actants l’existence de la ligne

 

Ligne Bordeaux (Benauge) La Sauvetat du Dropt

Cette ligne fut ouverte en deux étapes :

15/05/1873

Bordeaux Passerelle - La Sauve  par la Compagnie des Charentes

 

15/10/1899

La Sauve  La Sauvetat du Dropt  par le PO

 

27-06-40

Fermeture voyageurs Bordeaux Bastide La Souys

4.6km

27-06-40

Fermeture voyageurs La Souys La Sauvetat du Dropt

87.9km

La ligne de 92.5km, était à voie unique et aujourd'hui fermée et déferrée, sauf un tout petit bout au départ de Bordeaux.

En Lot et Garonne, elle desservait Duras, Auriac, Allemans/Moustier et La Sauvetat qui était une gare de bifurcation avec la ligne de Marmande/Bergerac/Angoulême. Mais la gare qui « commandait » cette bifurcation était celle d’Eymet, qui commandait aussi celle de Falgueyrat et disposait d’un important dépôt de machines pour assurer les tractions et les manœuvres de tous les trains de ces lignes…

Elle a toutefois continué à servir au fret durant la guerre et jusque fin des années 40 ; la partie Lot et Garonnaise a été déferrée dans les années 55 ; la dernière partie désaffectée  intramuros de la CUB est toujours en place jusqu’à La Souys et des associations demandent sa réouverture en tram ou tram-train jusqu’à Latresne au moins… Une section  courrait encore jusqu’à Espiet (33, ancienne cimenterie) début des années 90…

Certaines gares ont été reconverties (en office de tourisme, bureaux d’équipement ou communautés de communes ou vendues aux privés) d’autres sont à l’abandon et une partie de la plateforme sert de piste cyclable « Roger Labépie ». La ligne ne comporte qu’un ouvrage d’art important en Gironde : le tunnel de la Sauve, que les cyclotouristes empruntent et en Lot et Garonne, tout de même un pont à 3 arches sur le Dropt, peu avant La Sauvetat...

 

Ligne Marmande/Casteljaloux/Mont de Marsan

Ligne dont il reste aujourd’hui une section menacée de  Marmande jusqu’à Casteljaloux et une autre section coté Mont de Marsan, jusqu’à Roquefort, ce dernier tronçon  risquant de servir pour de futures liaisons entre la ville et un futur arrêt de la LGV en projet…

La ligne a été défendue et voulue à son origine par Léopold Faye, homme politique local, député et plusieurs fois ministre…

15/10/1882

Mont-de-Marsan/Roquefort

23,1 km

23/04/1891

Marmande/Casteljaloux

25,3 km

07/08/1893

Roquefort/Casteljaloux

49,4 km

2-10-38

Fermeture voyageurs Marmande/Casteljaloux (mais rouverte pendant la guerre et les inondations jusque dans les années 70

25.3km

2-10-38

Fermeture voyageurs  Roquefort/Casteljaloux

49.4km

2-10-38

Fermeture voyageurs  Mont-de-Marsan/Roquefort

23.1km

 

Retranchement Roquefort/Casteljaloux (déferrée)

49.4km

12-2008

Fermeture Marmande Casteljaloux

25.3km

Des projets existent aussi sur la section de Marmande Casteljaloux, entre une piste « verte » un vélo rail et un train touristique.

Elle comporte quelques ouvrages d’art et  comment ne pas parler de son départ de Marmande, ou elle franchit la Garonne et la plaine qui suit en hauteur, grâce à un viaduc imposant, une plate forme isolée des crues et ponctuée d’autres ponts pour canaliser les flux, lorsque la Garonne déborde.

marmande

En Lot et Garonne, elle desservait Marmande, une halte à Montpouillan, Samazan, Bouglon, Labastide-Poussignac, Casteljaloux, Ponpogne-Pindères et Houillés.

 

Ligne Marmande Angoulême

Encore un formidable tracé totalement abandonné.

En effet, quel itinéraire bis entre le bas des Landes et Angoulême, évitant Bordeaux et la grande ligne, mais qui n’a pas été vu ainsi. Cet itinéraire, au profil parfois moins facile, surtout au Nord de la Dordogne, au final a été tronçonné par bouts pour disparaître dans les années 50, comme pour beaucoup de lignes secondaires.

Elle joignait entres elles plusieurs lignes, plus ou moins d’importance, comme Bordeaux-Cette à Marmande ; Bordeaux/Libourne/Bergerac/Aurillac à Bergerac ; Bordeaux/Coutras/Périgueux/Brive/Clermont-Ferrand à Mussidan, croisait à Ribérac, une ligne venant de Périgueux pour Angoulême  et rejoignait la ligne Angoulême/Limoges à coté de Ruelle (Magnac-Touvre)  pour finir à Angoulême sur la Paris Bordeaux.  Une  « branche » reliait aussi Ribérac à Chalais, sur la grande ligne Paris Bordeaux…

Historique de la ligne

 

1875

Concession de la ligne Marmande à Angoulême au Baron de Montour

 

1878

Annulation de la concession

 

1879

L'état reprend le projet

 

1879

La loi est votée autorisant cette ligne

 

1883

Cession à la Cie Paris Orléans (PO)

 

1886

Ouverture Mussidan - Bergerac - Falgueyrat - la Sauvetat-du-Dropt – Marmande

106 km

1894

Ouverture section de Angoulême à Ribérac

 

1892-1894

Réception puis  ouverture Section de Ribérac à Mussidan

 

Mai 1939

 

Fermeture passagers sur toute la ligne (sauf pour : La Sauvetat Marmande, fermée  au 5-12-38)

 

1953

Fermeture marchandises  Bergerac - Marmande

 

1954

Déclassement de la ligne

 

1960

Cessions d'infrastructures aux collectivités

 

Entre les deux guerres, la desserte comporte trois omnibus quotidiens Bergerac - Marmande en 2h30 et un mixte Bergerac - Eymet, en 2h30 également, les jours de marché à Bergerac (samedi) ou de foire à Issigeac.   

 

 

 

 

 

 

 

 

     1899 : la Sauve- la Sauvetat-du-Dropt ; la liaison Bordeaux -la Sauvetat se raccorde alors à Marmande – Bergerac (se reporter à la fiche de la  ligne désignée)

 

 

 

 

 

 

 

 

   1953  Bergerac - Marmande: La ligne est définitivement fermée après avoir vu le report sur route progressif de ses services déficitaires; cette fermeture entraîne évidemment celle du tronçon Falgueyrat – Castillonnès de la ligne Falgueyrat/Villeneuve.

 

La ligne ne comporte pas de particularités en Lot et Garonne ; tout juste franchissait-elle  les collines entre Seyches et Miramont ; elle s’embranchait à Marmande peu après la route de Miramont, sur la grande ligne vers Agen, filait  à travers ce qui est aujourd’hui le quartier de « La Gravette ».

Elle desservait un arrêt à Virazeil, la gare de « La Gazelle » sur la commune de  Puymiclan, Seyches, une arrêt possible pour Puysserampion, Miramont et la gare de La Sauvetat.

Le réseau départemental à voie étroite

La compagnie départementale des tramways reprise par la VFDM-D, dont le réseau partait de Sos et remontait dans le département, par Durance, Villefranche du Queyran, Tonneins, Verteuil, d’Agenais Tombeboeuf, Cancon, Monflanquin puis Villeneuve pour compléter le tableau du réseau ferroviaire ancien. Son développement a été d’environ 130km… Des projets complémentaires n’ont jamais connu de réalisation.

 

Carte représentant le réseau VDFM-D

lignes47_03

 

 

Et les projets sur une carte complémentaire :

(en trait hachuré sur la carte)

lignes47_02

Il y avait un complément prévu, Tarn et Garonnais descendant sur Beauville :
Valence d'Agen - Montaigu de Quercy

 Cette ligne unissait trois chefs-lieux de canton : Valence d'Agen (alt 69m) départ de la ligne, Bourg de Visa (alt 220m) et Montaigu de Quercy (alt 186m). Elle comptait 42,700 km. Un embranchement avait été construit avant Roquecor, au lieu-dit Espermons-Haut le long de la D80 actuelle afin de rejoindre une ligne des VFDM qui était prévue, depuis Agen, dans le Lot et Garonne proche : cette ligne ne verra jamais le jour.

Pour les autres  liaisons interdépartementales, les projets de Villeréal - Castillonnès et Villeréal - Villefranche de Belvès (aujourd'hui Villefranche du Périgord) ne dépasseront pas le stade des plans et des profils.

Développement du réseau : Tramways du Lot-et-Garonne de 1914 à 1923
Voies ferrées départementales du Midi de la France (VFDM) à partir de 1923.

Section

Longueur

Ecartement

Ouverture

Fermeture

Notes

Villeneuve-sur-Lot-PO - Villeréal

37 km

1 m

 

 

 

 

Villeneuve-PO - Villeneuve-Porte-de-Paris

1 km

 

1923

1933

 

 

Villeneuve-Porte-de-Paris - Villeréal

36 km

 

1911

1933

 

Tonneins (Rive-Gauche) - Sos

48 km

1 m

    1917

    1933

 

Tonneins (Rive-gauche) - Beauregard

45 km

1 m

   

 

 

Tonneins (rive gauche) - Tonneins (Rive droite)

1 km

 

1923

1933

 

Tonneins (Rive droite) - Tombeboeuf

20 km

 

1917

1933

 

Tombeboeuf - Beauregard

24 km

 

1927

1933

 

 

Le désenclavement est achevé en 1911 par la ligne à voie étroite Villeréal - Villeneuve d'Agen (aujourd'hui Villeneuve-sur-Lot), via Monflanquin, qui relie la haute vallée du Dropt à la vallée du Lot. Cette ligne connaîtra un trafic important.
    A partir de 1927 ( date d'achèvement du tronçon Tombebœuf-Beauregard de la ligne à voie étroite Tonneins-Monflanquin), la haute vallée du Dropt sera aussi reliée par voie ferrée à la Garonne. Mais il sera trop tard, le rail étant déjà entré en agonie ...
   Les projets de liaisons Villeréal - Castillonnès et Villeréal - Villefranche de Belvès (aujourd'hui Villefranche du Périgord) ne dépasseront pas le stade des plans et des profils.



Historique de la ligne Villeréal - Villeneuve d'Agen (sur Lot) :
 

Ouverture des travaux : mai 1909

Inauguration de la ligne : 30 septembre 1911 (terminus "provisoire" à Villeneuve : Porte de Paris).
    Trois trains circulent quotidiennement dans chaque sens. Pendant la guerre 1914-1918, le trafic est réduit à un ou deux AR par jour; après la guerre, il reprend progressivement à trois AR réguliers. En 1923, la Compagnie des chemins de fer et tramways départementaux du Midi de la France devient le concessionnaire de la ligne.
     En 1925, la ligne sera raccordée réellement au réseau P.O à Villeneuve , lorsque la connexion Porte de Paris - Gare (P.O) de Villeneuve, par le Pont Neuf, sera enfin établie.
    La route prenant une part croissante du trafic, la ligne de tramway est vouée à la fermeture.

Fermeture à l'exploitation voyageurs : 5 août 1929

Fermeture à l'exploitation marchandises : 30 juin1933

                  Déclassement : 21 mai 1935