[Historique réalisé par Damien Follet à partir d’encyclopédies, de sites internet et autres sources publiques et libres de droit. Il peut être incomplet par manque d’informations. Nous espérons les votres !
Carte : (extraite de http://pagesperso-orange.fr/rue_du_petit_train/cartes_departementales.htm )]

rail32

C’est le réseau du Gers quand il a été à son développement maximum, milieu des années 30 et avant la création de la SNCF en 1938.

Certaines lignes de ce département ont été commencées et jamais finies. Bien qu’elles étaient issues du plan Freycinet, elles ont subi les retards dus à la 1° guerre, une certaine mauvaise volonté de la compagnie concessionnaire et la grande récession. Mais elles ont été finalement commencée sous l’influence du « plan de relance » de 1930 et en parties achevées quand la compagnie « Midi » a fusionné avec le PO en 1934, et victimes ensuite des négociations préliminaires à la création de la SNCF puis des lois dites de coordination ; lesquelles ont abouti à la fermeture « voyageurs » d’une grande quantité de lignes secondaires en 39… Les tracés de ces lignes sont parfois sinueux et changent plusieurs fois de vallées au relief prononcé ce qui a valu quelques ouvrages d’art qui pour la plupart sont encore visibles…


Liste des lignes Compagnie du Midi


Ligne 873 Bon-Encontre/Auch/Vic-Bigorre 

16/11/1865

Ouverture Agen-Auch

64 km

31/05/1869

inauguration de la section Auch Mirande

 

01-06-59

Fermeture voyageurs Auch/Vic

 

30/05/1959

déclassement Auch - Vic en Bigorre

 

17/10/1994

Retranchement Artagnan à Vic-Bigorre (derniers bouts de rails)

1.5km

<p><p><p><p><p><p>Autres lignes dans le 47</p></p></p></p></p></p>

Ligne embranchée sur la grande ligne Bordeaux/Cette à Bon Encontre ; elle ne sert qu’au transport de fret, sur la section Agen/Auch. Embranchée à l’autre bout sur la ligne Morcenx/Tarbes/Bagnères Sa particularité est de quasiment longer la N21, dans le prolongement de la ligne Périgueux/Agen… Elle dessert Layrac et Astaffort dans le 47 ainsi que Lectoure, Fleurance, Montestruc, Preigan, avant Auch, puis Mirande, Miélan, Villecomtal, Rabastens et pour finir Artagnan avant Vic. A partir de Auch,  la ligne a été fermée et déposée ; une partie de la plate forme n’existe plus en plaine, reste visible pour  quelques ouvrages d’art sans particularité, des terrassements visibles  et le très monumental viaduc de l’Osse a lui aussi été démonté et surtout ferraillé, les restes dynamités semble t-il en 1968, pour qu’il ne reste rien ? 



VIADUC MÉTALLIQUE DE L'OSSE A PILES TABULAIRES A 7 TRAVÉES.

Description générale.

— Cet ouvrage, construit sur la ligne du chemin de fer d'Auch à Tarbes, sert à franchir la vallée de l'Osse en alignement droit, mais avec une pente de 0,25, et à une hauteur variable de 21m 86 à 17m54, et se compose d'un viaduc métallique de sept travées ayant une portée de 38m4o pour les intermédiaires et 28m80 pour les extrêmes. La longueur totale est par conséquent de 249m6o. Le tablier métallique est supporté par deux culées en maçonnerie et six doubles piles tubulaires en fonte de 0m70 de diamètre, maintenant un massif de béton qui les remplit, et leur donne une stabilité et une inertie bien propres à résister à l'action du vent et aux vibrations moléculaires, que le mouvement des machines développe dans les poutres. Ces colonnes sont formées d'anneaux successifs, parfaitement boulonnés entre eux, de manière à en faire un cylindre unique, qui descend et s'encastre à sa base dans le terrain solide, autant qu'il est nécessaire à la résistance, et reçoit à sa partie supérieure, par l'intermédiaire de plaques de fondation munies de glissières et de rouleaux de friction, le poids de deux demi-travées contiguës. Poutres longitudinales.

— La partie métallique n'est faite que pour une voie, et se compose de deux poutres longitudinales d'une longueur totale de 252m.8o et d'une hauteur de 4 mètres. Chaque poutre se compose de soixante-dix-neuf panneaux, dont huit pleins et soixante et onze vides; ces derniers sont fermés par des croisillons en rails Barlow.

Carte postale d’époque :

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<p><p><p><p><p>Autres lignes dans le 47</p></p></p></p></p>

Ligne 922, Toulouse/Auch/Castéra-Verduzan/Valence sur Baïse/Condom et Castéra/Eauze

Le 1er mai 1863 la compagnie du Midi et du canal latéral à la Garonne (à l’époque, la compagnie gère à la fois les intérêts du chemin de fer et ceux du canal ce qui sera rapidement antagoniste ;  elle perdra la gestion du canal) signe une convention de concession pour un chemin de fer de Toulouse à Auch. La concession est attribuée à la Compagnie du Midi par le décret impérial du 17 juin 1865 qui déclare d'utilité publique l'établissement du chemin de fer de Toulouse à Auch.La concession prévoit comme point de départ un détachement de la ligne de Toulouse à Bayonne au pont d'Empalot, puis un passage par le faubourg Saint-Cyprien, l'Isle-Jourdain et Gimont, puis à l'arrivée à Auch, un raccordement avec la ligne d'Agen à Tarbes…  Elle suit en ville vers le Nord l’itinéraire d’Agen, puis bifurque vers l’Ouest.

2 Mai 1909 : ouverture de la section Auch/Castéra-Verduzan du chemin de fer d'Auch à Eauze. Cette section, comporte quelques ouvrages d’art, dont un petit viaduc et un tunnel sur le secteur de Castin… les deux fourches de cette ligne transversale du Gers dont la bifurcation se situaient quelques hectomètres avant Castéra, au lieu dit Bidebarrouy,  venant d’Auch ; une branche vers Castéra/Valence sur Baïse/Condom et une branche vers Eauze, via Vic-Fezensac et un tunnel avant Vic-Fezensac et dans cette ville un viaduc courbe, dont il ne reste que 2 ou 3 arches visibles en ville, à coté d’une conserverie de spécialités régionales… 

15-05-39

Fermeture voyageurs Condom Castéra-Verduzan

23.1km

15-05-39

Fermeture voyageurs Eauze Auch

56.1km

<p><p><p><p><p><p><p><p>Autres lignes dans le 47</p></p></p></p></p></p></p></p>



Ligne 899, Langon/Gabarret et inachevée : Gabarret/Eauze

Extrait de la loi Freycinet du 17 07 1879                                                                                                                        Auch à Bazas, passant par ou près Eauze — 143 km      

Sous le Second Empire, la Compagnie du Midi reçoit la concession d'un embranchement reliant Bazas, alors sous-préfecture de Gironde, à l'artère principale Bordeaux/Toulouse. Entrepris sans empressement au début du siècle, les travaux permettent d'ouvrir la section Bazas/Bourriot-Bergonce en 1904. Au-delà, les chantiers sont interrompus par la Première Guerre Mondiale et le tronçon suivant jusqu'à Gabarret, ne peut être mis en service qu'en 1923, suivi par le lot d'Eauze à Auch, via Castéra-Verduzan. Seule reste à terminer la jonction entre Gabarret et Eauze, sur laquelle l'infrastructure est virtuellement achevée en 1934, à l'exception d'une section de 5,5 km au départ de Gabarret où la voie d'Eauze doit longer celle de Nérac. Aucun accord n'étant intervenu sur la manière la plus économique de réaliser ce raccordement, la compagnie décide de suspendre la finition des travaux et la pose de la voie. Définitivement abandonnée, la section Gabarret/Eauze sera déclassée en 1941, de même que la plupart des lignes inachevées du réseau français.

Cette ligne dans son ensemble prolongeant celle de Toulouse/Auch/Eauze, aurait été en réalité  un itinéraire bis à l’axe Bordeaux Toulouse, sur la carte  plus direct que par le crochet de la grande ligne à  Montauban ; de nos jours, elle suivrait  presque le trajet  de la route de l’AIRBUS 380…

Ligne 923, Port Sainte Marie/Condom/Riscle

Ligne embranchée à Port Sainte Marie sur la grande ligne Bordeaux/Cette et rejoignait Riscle ou elle s’embranchait sur la ligne Mont de Marsan/Tarbes. La longueur totale était de 115km…

Ligne menacée, dont une dernière section à été démontée en 1999/2000  entre Condom,  Mouchan et Gondrin ; ainsi que la section Eauze/Riscle déclassée ou retranchée du réseau ( ?)  en 2008. La ligne comporte deux tunnels sur son parcours : l’un en dessous de Montréal du Gers et l’autre entre Nogaro et Riscle, ainsi qu’un pont en cage/treillis sur l’Adour avant Riscle ; pas d’autres ouvrages significatifs hormis quelques ponts sur des routes.

Principales dates :

06-06-1880

Ouverture Port-Sainte-Marie-Condom

39 km

1893

Concession Condom à Riscle

76km

27-06-40

Fermeture voyageurs Port-Sainte-Marie/Condom

39km

27-06-40

Fermeture voyageurs Condom Eauze

34.3km

27-06-40

Fermeture voyageurs Eauze Riscle

42km

15-12-99

Retranchement Condom Mouchan

7.96km

15-12-99

Retranchement Mouchan Gondrin

7.93km

 

Déclassement retranchement Gondrin Eauze

18.41km

2007 ?

Fermeture marchandises Eauze Nogaro

 

12-2008

Fermeture marchandises Nogaro Riscle

 

Extrait d’une annale officielle :

<p><p><p><p><p><p><p><p>Autres lignes dans le 47</p></p></p></p></p></p></p></p>

Arrêté, élu 22 janvier 1894, portant organisation du service du:

Contrôle de l'exploitation des lignes, Ili, 48.

-22 janvier 1894. Ligne de Condom à Riscle (section d'Eauze à Riscle) (réseau du Midi) ; III, 48-

Dans le Gers, la ligne desservait Condom, Mouchan, Gondrin, un curieux crochet remontant vers Montréal du Gers, Bretagne d’Armagnac, Eauze, Manciet (où l’auteur de ce texte a appris début 2010 que les passages à niveaux étaient toujours actifs alors que la ligne est fermée) Nogaro, une gare sur Fustérouau et Riscle.



Ligne 921, Nérac/Mézin/Mont de Marsan :

Cette artère servait à assurer la communication entre la préfecture des Landes, la moyenne vallée de la Garonne et la région d'Agen. Elle est ouverte en deux étapes, de Nérac à Mézin en 1890 et de Mézin à Mont-de-Marsan en 1897. Ne reste que la section Nérac/Mézin, exploitée par le train touristique d’Albret.

La ligne comporte 3 tunnels d’importance dans la partie Lot et Garonnaise et le reste du parcours est relativement facile.

Il est à noter que Armand Fallières, président de la république a été pour beaucoup de cette ligne…

Dans le Gers, elle desservait Barbotan et Cazaubon.

23/06/1890

Ouverture Nérac/Mézin

14,1 km  

12/12/1897

Ouverture Mézin/Mont-de-Marsan

79,6 km

02-10-38

Fermeture voyageurs Nérac Mézin

14.1km

02-1-38

Fermeture voyageurs Mézin Mont de Marsan

79.6km

 

 Ligne 918, Morcenx/Mont de Marsan/Aire/Riscle/Tarbes

La ligne Morcenx - Bagnères-de-Bigorre actuelle est une ligne ferroviaire qui relie la gare de Morcenx et celle de Bagnères-de-Bigorre, en passant par Mont-de-Marsan et Tarbes. Elle constitue la ligne 652 000 du réseau ferré national actuel.

A l’époque de sa construction, elle a été voulue par l’empereur Napoléon3 qui avec l’impératrice Eugénie, étaient friands des bains des hautes vallées des Pyrénées et de toute la Bigorre…

Elle est actuellement en service de Morcenx à Mont-de-Marsan pour le service des voyageurs et ouverte intégralement au trafic des marchandises. Son tracé suit en grande partie la vallée de l’Adour, qu’elle rejoint  après Mont de Marsan…

La partie gersoise: gares de Barcelone du Gers, St Germé et Riscle…

12/01/1857

Ouverture Morcenx/Saint-Martin d'Oney

 

06/09/1857

Ouverture Saint-Martin d'Oney/Mont-de-Marsan

 

25/08/1859

Ouverture Mont-de-Marsan/Riscle

 

24/09/1859

Ouverture Riscle/Tarbes

 

12-10-70   

Fermeture voyageurs, Mont de Marsan Tarbes

98.6km

 

27-09-70   

Fermeture voyageurs, Tarbes à Bagnères

18.5km

 

 

 

Ligne inachevée 898, Castelsarrasin/Beaumont de Lomagne/Gimont

Extrait de la loi Freycinet du 17 07 1879

Castelsarrasin à Lombez — 73 km

Cette ligne a été construite en entier, mais seulement équipée  jusqu’à Beaumont de Lomagne ; dans la partie Gersoise, elle n’a jamais reçu de rails. La partie de la ligne équipée  a été fermée aux voyageurs le 22-05-1937, mais elle reste ouverte à un trafic de marchandises restreint… Elle franchit la Garonne par un pont cage métallique et le canal également.


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Ligne inachevée, Auch/Lannemezan

Extrait de la loi Freycinet du 17 07 1879

Auch à Lannemezan — 66 km

Cette ligne a été construite pour toutes ses infrastructures, mais jamais équipée de rails, sauf peut être dans la partie Hautes-Pyrénées sur Castelnau-Magnoac ou elle quittait bizarrement  la haute vallée du Gers pour rejoindre Lannemezan en traversant 3 vallées et autant de collines par des tunnels et ou il y aurait eu un chemin de fer métrique sur quelques kms.

L’objet de la ligne semble avoir été de rejoindre un projet de traversée centrale des Pyrénées vers l’Espagne (il y a eu 4 à5 projets de traversée des Pyrénées, dont ceux qui ont abouti : Latour de Carol et Canfranc)


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Antennes de réseaux économiques à voie étroite du Gers (il n’y avait pas de réseau en propre)

  • Ligne du CFSO (Chemins de Fer du Sud Ouest)  compagnie de chemins de fers économiques qui officiait principalement sur la périphérie de Toulouse, exploitèrent jusqu'à 407 km de voie métrique, avec des lignes débordants sur les départements voisins. Certaines lignes étaient en site propre, d'autres, plus du type tramway, en accotement ou sur route. Une ligne desservait Boulogne sur Gesse (31)  à Toulouse:  cette ligne sur la partie Gersoise : Espaon, Lombez, Samatan et St Loubés, commune qui possédait un tunnel sur la ligne…  Outre ce tunnel, la ligne  possédait quelques ouvrages d’art dont peu après Boulogne, le très beau Viaduc des Concuts sur la Gesse,  qui existe toujours :

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  • Ligne POM (Pau Oloron Mauléon) sur un tracé de Pau à Aire sur Adour, quittait Pau-Centre et s'orientait vers l'est jusqu'à Pau-Bifurcation, centre de son  réseau. Elle obliquait alors vers le nord pour conduire à Morlàas, puis à Saint-Laurent de Bretagne, gare d'un embranchement à destination de Lembeye. Continuant par Garlin, la ligne entrait alors dans le Gers pour un parcours tourmenté avant d'arriver à la gare d'Aire-Ville, gérée par le P.O.M., mais commune au réseau de la Chalosse et du Béarn La ligne d'Aire-sur-l'Adour (C.B.). De là, elle arrivait à son terminus d'Aire-Midi après avoir traversé l'Adour par le pont routierElle desservait en bordure du Sud Ouest du Gers : Bernede, Lannux, Aurensan et Projan